Eric Teillais

Eric Teillais

Un blog, c'est une façon de se présenter. Je vous propose quelques images, et quelques mots posés dessus. Je vous présente le tout par séries qui se compléteront au fur et à mesure. Je n'ai pas d'espérance particulière si ce n'est celle de partager quelques humeurs. La vie va de l'avant, alors je m'élance doucement vers vous. Sans retenue et sans attente.

Marcher, dire, se montrer, c'est comme lancer des balles. Jouer avec le temps, jouer tout simplement. Il n'y a pas besoin de savoir pourquoi l'on fait cela, ou telle autre chose, l'important est de le faire, comme l'on fait chauffer l'eau le matin pour le café.

Là, j'écoute Julien Green. J'aime cette voix qui a traversée le vingtième siècle. J'ai envie de vieillir, pour regarder le cours des jours anodins et me dresser dans le soleil, étonné et vulnérable, là.

Les images, je ne cherche pas à ce qu'elles soient belles. Seulement. C'est comme pour un visage ; il me fascine si je puis entendre le bruit des vagues au-delà des cils élancés. J'aborde la photographie de cette manière. Je ne sais pas si j'y arrive. J'essaye. Je suis dans une démarche. Je regarde et, j'utilise le prisme de l'outil technique pour dire ce que je perçois.

 

Je ne suis pas inconscient. Le temps me cadre. C'est pour cela que les images sont classées par séries. Des séries qui se construisent au fil des mois. Pas en une pellicule. Sur une 36 poses, toutes les séries peuvent être présentes. Cela dépend de ce que je vois quand je marche. Quand je roule. Quand je vais. Alors je clique. Aujourd'hui, je dis que les séries n'ont plus de sens. Que seule la vie va et qu'elle nous surprend dans sa diversité. Une série est une limite ou un cadre. Un outil pour le regard.

J'utilise la technique argentique, car elle me convient bien. Je ne suis pas impatient. J'ai dans mon chapeau de paille, une trentaine de pellicules qui attendent d'être développées. Je vis l'instant d'une autre manière qu'avec le numérique. La modernité ne m'effraye pas. Il me semble qu'elle ne permet pas encore autant de souplesse. Alors, je reste vieux-jeux, car j'estime que le progrés doit nous servir, pas l'inverse.

Je ne développe pas mes photographies, car je n'ai pas appris à le faire et j'ai conscience que cela est un vrai métier. Je m'adresse à des professionnels. C'est étrange, ce que je fais. je marche et je prends des photographies que je vous propose à regarder. Ce n'est pas compliqué en soi. Je ne cherche pas la complication. Je ne cherche pas à être photographe, même si je sais que je prends des photographies. Finalement, la photographie n'est qu'un détail, un prolongement. Certainement pas un aboutissement. 

eric.teillais(@)wanadoo.fr

 


Seize nouvelles images sont actuellement visibles chez Ludovic et Caroline SOLO, Optique Derasse, 35 rue Croix Belle Porte 02100 SAINT QUENTIN

Toutes les photographies présentées sont disponibles en tirage limité qualité exposition, numérotées et signées. Me contacter par courriel le cas échéant.